Copropriété divise : titres, décisions collectives et conservation
- Leçon 12 sur 23
- Essentiel
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Par James R. GosnellMatériel pédagogique, et non un avis juridique.
Points clés
La copropriété divise réunit la propriété exclusive d’une partie privative, une quote-part indissociable dans les parties communes et la participation à un syndicat. La déclaration, les règles de vote et les exigences actuelles d’entretien, de financement et d’information doivent être appliquées ensemble.
Aperçu
L’achat d’un appartement établit un rapport de propriété qui dépasse ses murs. L’acquéreur devient propriétaire d’une , participe aux décisions concernant l’immeuble, contribue à sa conservation et se trouve soumis à une déclaration existante. Un balcon, un stationnement ou une terrasse peut avoir un statut juridique différent de sa désignation courante. L’examen d’une brochure de vente ne suffit pas à établir le droit acquis ni les dépenses qui s’y rattachent.
La exige une analyse coordonnée des titres, des pouvoirs collectifs et de l’état du bâtiment. Le Code civil du Québec, ou CCQ, établit la structure du régime. La déclaration précise les modalités propres à l’immeuble dans les limites légales. Les documents d’entretien, les états financiers, les contrats et les décisions montrent si son fonctionnement correspond aux exigences applicables. Une faible contribution mensuelle constitue donc un élément à examiner avant de conclure que la propriété sera peu coûteuse.
L’achat et le différend interne mobilisent ici la même méthode : établir le droit, identifier l’organe compétent, appliquer la règle de décision et vérifier les conséquences au regard des obligations financières et d’entretien actuelles. Le fascicule fourni du JurisClasseur constitue la référence doctrinale principale. Son enseignement doit être mis en relation avec les modifications législatives concernant les registres, les assurances, les études et l’information destinée aux acquéreurs.
Objectifs d'apprentissage
- Identifier les composantes d’une fraction et la fonction de chaque partie de la déclaration.
- Calculer la majorité applicable et distinguer les pouvoirs collectifs des droits individuels protégés.
- Évaluer l’entretien, le financement et l’information de vente selon le Code et le règlement actuels.
Établissement des droits et des usages permis
Reconstituer la fraction à partir des documents publiés
La fraction réunit une et l’intérêt correspondant dans les . Selon les , la publication de la déclaration établit le régime et constitue le , personne morale. Celui-ci a notamment pour objet la conservation de l’immeuble, l’administration des parties communes et la sauvegarde des droits afférents à l’immeuble et à la copropriété. La division matérielle du bâtiment doit correspondre à son organisation juridique.
La comporte trois parties selon les L’acte constitutif établit notamment la , les fractions, les valeurs relatives et les modalités de gouvernance. Le règlement de l’immeuble organise la jouissance, l’usage, l’entretien et le fonctionnement. L’état descriptif des fractions identifie les lots privatifs et communs ainsi que les droits réels qui s’y rattachent. Il faut les lire avec le plan cadastral et les modifications subséquentes. Une disposition générale sur les balcons ne détermine pas, à elle seule, la propriété d’un balcon précis.
L’ réserve une partie commune à certains copropriétaires. Cette réservation ne transforme pas la partie en propriété privative. Les orientent la qualification au moyen du titre et des présomptions applicables. Les composantes structurales, les équipements desservant plusieurs parties et les espaces accessoires demandent un examen particulier. L’obligation d’entretenir un élément peut également différer de sa propriété. Avant d’attribuer un coût, il faut s’assurer que l’inspection, la déclaration et les clauses de charges visent la même composante.
La d’une fraction dépend de sa nature, de sa destination, de ses dimensions et de sa situation selon l’ L’intensité réelle de son utilisation ne constitue pas le critère légal. L’ permet une révision judiciaire pour l’avenir, dans les cinq ans de l’inscription, lorsque l’écart requis dépasse un dixième. Le fait qu’un acquéreur utilise rarement l’ascenseur ne lui procure pas une quote-part différente. La déclaration et les règles applicables aux dépenses doivent soutenir toute dérogation proposée.
Distinguer l’acte de propriété des autorisations réglementaires
La conversion d’un immeuble résidentiel existant exige davantage que la préparation d’une déclaration. Les art. 1 et 51 de la Loi sur le Tribunal administratif du logement imposent un régime d’autorisation distinct lorsque l’immeuble comporte, ou a comporté au cours des dix années précédentes, un logement visé par la loi : loué, offert en location ou devenu vacant après une location, y compris un lieu assimilé à un logement. Les restrictions municipales et les protections des locataires doivent aussi être examinées. Les indications officielles du Tribunal présentent les étapes de notification, de demande et de publication. L’historique locatif réel et la municipalité concernée doivent être établis avant de présumer la conversion possible.
Un projet réalisé par phases nécessite une carte supplémentaire de son organisation. La doctrine fournie décrit les déclarations distinctes, les déclarations concomitantes et les modifications successives comme différentes méthodes de réalisation. Identifier chaque syndicat, les lots qu’il régit, les services partagés, les droits d’accès et les obligations financières entre phases. Une appellation commerciale commune ne démontre pas qu’un seul conseil peut engager les deux bâtiments. Les phases futures doivent être examinées au moyen des actes opérants et des plans actuels.
La destination encadre les comportements individuels et les restrictions collectives. L’ permet au propriétaire d’utiliser ses parties en respectant le règlement, la destination et les droits des autres. L’ limite les restrictions que la déclaration peut apporter aux droits : elles doivent être justifiées par la destination, les caractères ou la situation de l’immeuble. Une règle visant les locations, les animaux ou les installations doit donc être appréciée selon son contenu et sa justification concrète.
Dans Syndicat Northcrest c. Amselem, 2004 CSC 47, la majorité a permis des souccahs individuelles temporaires sur les balcons pour la pratique religieuse en cause, sous réserve des engagements relatifs à l’emplacement, aux dimensions, à l’apparence et à l’accès d’urgence. La décision illustre la nécessité d’examiner aussi les droits protégés applicables aux restrictions de la déclaration. Elle n’accorde pas une exemption générale des règles dès qu’un propriétaire invoque une préférence personnelle. Arrêt de la Cour suprême.
Selon l’, le règlement devient opposable au locataire ou à l’occupant lorsqu’un exemplaire lui est remis. L’ exige la notification de l’acquisition, de la location et des autres renseignements d’occupation prévus dans le délai légal de quinze jours. Conserver la preuve de ce qui a été remis et de sa date. Le rapport entre le propriétaire et l’occupant ne supprime pas les règles valides de la copropriété.
Répartition du pouvoir de décision
Qualifier la décision avant de compter les voix
Le conseil d’administration et l’assemblée des copropriétaires exercent des fonctions différentes. Le conseil administre le syndicat et prépare les décisions financières relevant de sa compétence. Certaines modifications doivent être soumises à l’assemblée. Il faut qualifier l’effet juridique de l’opération avant de choisir la majorité. Remplacer une couverture usée, aménager une terrasse sur le toit et modifier durablement la destination du bâtiment peuvent relever de pouvoirs différents même si l’entrepreneur les réunit dans une proposition.
Le concerne la faculté de délibérer. L’ établit l’exigence initiale en fonction des copropriétaires détenant la majorité des voix, plutôt que d’une majorité de personnes. Si ce quorum manque, le Code prévoit une assemblée ajournée, avec une règle particulière pour les décisions visées à l’ Le procès-verbal doit préciser s’il s’agit de l’assemblée initiale ou de celle tenue après ajournement. Un simple pourcentage de présence risque de masquer la règle pertinente.
Le dénominateur exige également une préparation. L’ attribue les voix selon la valeur relative et traite de la fraction détenue en indivision. Les prévoient des réductions dans certaines situations de concentration de propriété ou de présence d’un promoteur. L’ prive de vote le propriétaire dont les charges communes sont impayées depuis plus de trois mois. L’ ajuste le total en conséquence. Vérifier la liste des voix et les arrérages avant d’appliquer un pourcentage.
Les principales majorités se distinguent ainsi :
| Décision projetée | Règle actuelle du Code |
|---|---|
| Décision ordinaire, dont une modification au règlement | Majorité des voix des copropriétaires présents ou représentés, |
| Opérations énumérées à l’, dont certaines améliorations aux parties communes et modifications à l’acte constitutif | Trois quarts des voix des copropriétaires présents ou représentés |
| Opérations énumérées à l’, dont le changement de destination | Trois quarts des copropriétaires représentant 90 % des voix de tous les copropriétaires |
La liste légale, les faits et le droit transitoire applicable doivent être vérifiés avant d’utiliser ce tableau. Selon l’, une stipulation modifiant le nombre de voix requis par le chapitre est généralement réputée non écrite. L’art. 53 de la Loi sur l’application de la réforme du Code civil maintient toutefois une clause d’unanimité pour le changement de destination dans une déclaration enregistrée avant le 1er janvier 1994. La commodité d’un autre pourcentage ne suffit pas autrement à le valider. L’ protège également un propriétaire contre une décision du syndicat qui lui impose, contrairement à la déclaration, une modification de la valeur relative de sa fraction ou de la destination de sa partie privative.
Exercice : aménager un atelier commun
Scénario factuel
Dans cette hypothèse fictive, un immeuble compte douze fractions de valeur égale, chacune appartenant à un propriétaire distinct. Aucune réduction ni privation de voix ne s’applique. Dix propriétaires sont présents ou représentés. Huit votent pour transformer un local commun inutilisé en petit atelier. L’exercice suppose que les travaux constituent une amélioration visée à l’, sans modifier la destination de l’immeuble. Un opposant soutient qu’il fallait neuf votes favorables, puisqu’il y a douze propriétaires.
Le quorum initial est atteint, puisque dix voix sur douze sont représentées. La décision exige les trois quarts des voix présentes ou représentées : huit votes favorables satisfont donc cette exigence. L’objection utilise toutes les voix possibles comme dénominateur alors que la disposition pertinente vise les voix représentées. Le procès-verbal devrait préciser les présences, les représentations, le résultat et l’opération autorisée.
La conclusion dépend de la qualification fournie. Si l’atelier modifie réellement la destination, l’ exige un autre calcul, portant sur les personnes et sur l’ensemble des voix. L’organisateur doit établir les faits soutenant l’existence d’une amélioration compatible avec la destination : déclaration, caractéristiques de l’activité, accès, bruit et ampleur. Présenter le projet comme un service supplémentaire ne tranche pas cette question. Le pouvoir de financement et la validité de la répartition des dépenses nécessitent aussi une analyse distincte.
Préserver les formalités et les recours après le vote
L’ soumet la déclaration et les modifications de son acte constitutif et de son état descriptif à la forme notariée prescrite. L’ exige leur inscription; les modifications au règlement doivent plutôt être constatées expressément dans un procès-verbal ou une résolution écrite déposés au registre du syndicat. L’art. 1060 exige aussi que la déclaration et ses modifications soient rédigées en français. Un vote valide ne remplace pas les formalités qui assurent l’efficacité de la modification et sa disponibilité pour les personnes concernées.
Selon l’, le conseil transmet aux copropriétaires le procès-verbal de l’assemblée ou la résolution écrite dans les trente jours. L’ permet une contestation fondée notamment sur le mépris des droits ou une erreur dans le calcul des voix, dans les quatre-vingt-dix jours de l’assemblée, sous peine de déchéance. Il prévoit la modification exceptionnelle aussi bien que l’annulation. Obtenir rapidement la décision et les dates exactes : des discussions informelles ne doivent pas être présumées suspendre le délai. L’ traite séparément de l’impossibilité d’agir résultant d’un empêchement ou d’une opposition systématique.
Financement de la conservation et gestion des risques
Séparer dépenses courantes, travaux majeurs et assurances
Selon l’, la valeur relative détermine normalement la contribution aux charges communes. L’art. 53 de la Loi sur l’application de la réforme du Code civil maintient une clause d’une déclaration enregistrée avant le 1er janvier 1994 répartissant les charges d’exploitation de l’immeuble et des parties communes selon les dimensions des parties privatives. Pour les parties communes à usage restreint, les usagers assument l’entretien et les réparations courantes; la déclaration peut prévoir une autre répartition des réparations majeures et du remplacement dans les limites de l’art. 1064. L’accès exclusif à une terrasse ne détermine donc pas, à lui seul, qui finance le remplacement de sa structure. Il faut qualifier les travaux et lire la clause précise de répartition.
Le conseil fixe les contributions après consultation de l’assemblée selon l’ Cette consultation se distingue d’un vote liant le conseil quant à l’adoption de son budget. L’ exige aussi une consultation avant toute contribution spéciale. Distinguer le pouvoir d’entreprendre l’opération, la décision de financement et l’obligation de consulter. Un projet peut respecter une exigence tout en contrevenant à une autre.
Le sert aux réparations majeures et au remplacement des parties communes selon l’ Les contributions suivent les recommandations de l’étude en tenant compte de l’évolution de la copropriété, notamment des sommes disponibles. Jusqu’à ce que le promoteur obtienne l’étude, la disposition fixe les sommes à verser à 0,5 % de la valeur de reconstruction de l’immeuble. Une transition distincte vise les syndicats régis par l’art. 151 de la loi modificatrice de 2019, chapitre 28 : selon l’art. 153, les contributions restent d’au moins 5 % des contributions aux charges communes jusqu’à la fixation des sommes fondées sur l’étude, au plus tard trente jours après la première assemblée annuelle suivant l’obtention de la première étude. Ce minimum provisoire ne démontre pas que le fonds est suffisant. Les déficits de fonctionnement doivent être examinés séparément des travaux majeurs futurs.
Le prévu à l’ vise les franchises et les autres pertes spécifiées. L’ exige distinctement les assurances du syndicat, notamment celle de l’immeuble sous réserve du traitement des améliorations privatives identifiables. La description des parties privatives conservée selon l’ contribue à leur identification. L’attestation d’assurance et le solde bancaire répondent à des questions différentes; les deux doivent être examinés.
L’ permet généralement de récupérer auprès des copropriétaires les franchises et les réparations des biens dans lesquels le syndicat possède un intérêt assurable uniquement par leur contribution aux charges communes. L’exception vise les dommages-intérêts attribuables à la faute d’un copropriétaire ou, lorsque le Code le prévoit, à sa responsabilité pour le fait ou la faute d’une autre personne ou pour les biens dont il a la garde. L’origine d’une fuite dans un appartement ne justifie pas, à elle seule, l’attribution automatique de toute la franchise à son propriétaire. Établir la cause, le fondement de la responsabilité, la décision d’assurance et les montants avant de préparer une réclamation.
Appliquer le règlement sur l’entretien et les études
L’ exige le . Le Règlement établissant diverses règles en matière de copropriété divise, CCQ, r. 8.01, en vigueur depuis le 14 août 2025, en précise le contenu et les exigences professionnelles. Ses art. 1–6 distinguent l’établissement, la mise à jour annuelle par le conseil et la révision professionnelle périodique. Ils exigent des renseignements sur les composantes, leur état, l’entretien, les travaux majeurs et les documents justificatifs. Une liste de factures ne contient pas nécessairement la planification requise.
L’intervalle normal de révision professionnelle est de cinq ans. L’art. 5 permet un intervalle de dix ans pour le carnet lorsqu’une caractéristique énumérée s’applique, notamment huit parties privatives principales ou moins, aucune partie commune à l’intérieur d’un bâtiment, ou au plus trois étages entièrement hors sol. Cette souplesse concerne la révision professionnelle du carnet. Selon les art. 7–9, l’étude du fonds demeure soumise à son propre intervalle de cinq ans et doit projeter les réparations majeures et les remplacements sur au moins vingt-cinq ans.
Les qualifications et l’indépendance doivent être vérifiées avant de retenir le professionnel. Le règlement identifie les professions admissibles, ajoute les comptables professionnels agréés pour l’étude du fonds et exclut certaines relations incompatibles avec l’indépendance. Le conseil doit aussi inscrire les travaux reportés et leur justification dans les mises à jour annuelles. Le report ne supprime ni l’état de la composante ni son coût éventuel.
Les mesures transitoires exigent la date réelle d’obtention du document par le conseil. L’art. 14 reconnaît certains carnets et études obtenus durant les deux années précédant l’entrée en vigueur, avec une validité calculée depuis l’obtention et l’intervalle prolongé du carnet lorsqu’il s’applique. L’art. 151 de la loi modificatrice de 2019, chapitre 28, accorde aux syndicats dont l’assemblée de transition s’est tenue plus de trente jours avant le 14 août 2025 (donc avant le 15 juillet 2025) jusqu’au 15 août 2028 pour obtenir leur premier carnet et leur première étude. Il s’agit de trois ans et un jour après l’entrée en vigueur du règlement. L’art. 156 vise la remise par le promoteur : pour les assemblées de transition tenues du 15 juillet au 12 novembre 2025, le délai spécial de transmission de ces documents est de six mois après l’assemblée. Les documents antérieurs admissibles restent soumis à leurs propres règles de validité. Loi modificatrice de 2019, art. 151 et 156; indications officielles de mise en œuvre.
Exercice : une contribution mensuelle attrayante
Scénario factuel
Dans cette hypothèse fictive, l’acquéreur reçoit un budget comportant des contributions mensuelles particulièrement faibles. Le remplacement du toit est prévu dans quatre ans. Le vendeur fournit une inspection d’ingénieur datant de deux ans, sans étude du fonds de prévoyance. Le conseil indique que les propriétaires préfèrent imposer une contribution spéciale lorsque le toit devra être remplacé. Le vendeur a également des charges communes impayées. Identifier les renseignements manquants et distinguer les documents requis pour l’achat.
L’inspection peut établir l’état du bâtiment sans satisfaire aux exigences de l’étude du fonds. Demander le carnet, l’étude, l’historique des contributions, les soldes, les contrats pertinents et les procès-verbaux. Comparer la date et le coût prévus du toit aux sommes disponibles et aux contributions recommandées. La préférence pour de futures cotisations spéciales ne démontre pas la conformité aux obligations actuelles de financement. L’acquéreur doit qualifier la dépense de remplacement majeur et vérifier le calendrier de mise en œuvre applicable.
L’ prévue à l’ constitue un document de vente distinct. Dès la nomination d’un nouveau conseil après la perte de contrôle du promoteur, le vendeur la remet à l’acheteur en temps utile et le syndicat la fournit dans les quinze jours de la demande du propriétaire. Les deux obligations commencent à ce moment de transition. L’art. 10 du règlement prescrit des renseignements financiers ainsi que des informations sur les assurances, les travaux, les sinistres, les litiges et les modifications à la déclaration. L’attestation informe l’opération sans remplacer l’étude sous-jacente ni l’inspection du bâtiment.
L’ permet au promettant acheteur de demander les documents et renseignements pertinents, sous réserve de la vie privée. Selon l’, l’acquisition emporte normalement l’obligation de payer les charges communes dues et les intérêts. Le proposant acquéreur peut demander l’état prescrit des charges; l’article subordonne alors sa responsabilité à sa remise par le syndicat dans les quinze jours de la demande. Obtenir une preuve datée de la demande et de la réponse et examiner l’ajustement au dernier budget annuel. L’attestation générale et l’état des arrérages de la fraction poursuivent des objets légaux distincts.
Continuité de la reddition de comptes
Conserver les registres et distinguer les intervenants
Les exigent des documents accessibles, notamment les procès-verbaux, les états financiers, les contrats, la déclaration et les documents du bâtiment, avec les droits de consultation et de copie prévus. L’ exige la rédaction en français des registres et communications aux copropriétaires visés. La présence d’un gestionnaire ne dispense pas le conseil de s’assurer que ces documents existent et peuvent être obtenus.
La transition du promoteur suit son propre calendrier. L’ exige que le conseil convoque une assemblée extraordinaire dans les quatre-vingt-dix jours suivant la perte de la majorité des voix par le promoteur. Les traitent des comptes, des renseignements justificatifs et des documents à remettre dans les trente jours de cette assemblée. Identifier l’événement entraînant la perte de contrôle et conserver le dossier de transition. L’élection et le transfert complet des renseignements sur le bâtiment constituent deux tâches distinctes.
La fin du régime exige aussi une opération spécifique. L’ prévoit la majorité des trois quarts des copropriétaires représentant quatre-vingt-dix pour cent de toutes les voix, un écrit signé par le syndicat et les créanciers hypothécaires concernés, ainsi que son inscription. L’ régit la liquidation. Les propriétaires ne peuvent simplement distribuer les fonds et traiter l’immeuble comme une indivision ordinaire en laissant irrésolus les fractions publiées et les droits des créanciers.
Liste de vérification pratique
- Lire la déclaration, ses modifications, le cadastre et le statut précis des espaces accessoires.
- Vérifier la destination, les restrictions valides, l’information des locataires et les exigences de conversion.
- Qualifier la décision, établir le quorum et calculer les voix avec le bon dénominateur.
- Vérifier consultation, formalités de modification, transmission des procès-verbaux et délais de recours.
- Comparer besoins d’entretien, études, assurances et décisions de contribution.
- Obtenir l’attestation de vente, les documents sous-jacents et l’état distinct des arrérages.
- Établir les dates de transition du promoteur et conserver les documents remis au conseil élu.
Vérifiez vos acquis
Deux courts exercices avant de poursuivre : raisonnez à partir des exemples d’application de la leçon, puis rappelez-vous ses notions clés de mémoire.
Appliquer les règles
Chaque exemple présente d’abord les faits et garde son analyse fermée. Déterminez l’issue, puis ouvrez l’analyse pour comparer.
Rappel actif
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copropriété divise
divided co-ownership
Comment définiriez-vous cette notion? Quelles conditions ou limites faut-il retenir?
Glossaire
- attestation sur l’état de la copropriétécertificate on the state of the co-ownership
- Document d’information prescrit que le syndicat fournit pour une vente projetée selon l’
- carnet d’entretienmaintenance log
- Document prescrit portant sur les composantes de l’immeuble, leur état, leur entretien et les travaux majeurs prévus.
- copropriété divisedivided co-ownership
- Propriété organisée en fractions comprenant une partie privative et une quote-part dans les parties communes.
- déclaration de copropriétédeclaration of co-ownership
- Acte qui organise l’immeuble, ses fractions, son fonctionnement et les usages permis.
- destinationdestination
- Affectation ou caractère juridiquement pertinent de l’immeuble ou de la partie privative, qui encadre les usages et les restrictions.
- fonds d’auto assuranceself-insurance fund
- Fonds destiné aux franchises et aux autres pertes spécifiées par le Code.
- fonds de prévoyancecontingency fund
- Fonds affecté aux réparations majeures et au remplacement des parties communes selon le Code.
- fractionfraction
- Unité juridique réunissant une partie privative, une quote-part dans les parties communes et les droits d’usage restreint qui lui sont associés.
- partie privativeprivate portion
- Partie appartenant exclusivement au propriétaire de la fraction correspondante.
- parties communescommon portions
- Parties appartenant concurremment aux copropriétaires et régies par le régime de copropriété divise.
- quorumquorum
- Représentation requise pour que l’assemblée puisse délibérer selon les règles applicables.
- syndicatsyndicate
- Personne morale constituée par la publication de la déclaration afin de poursuivre les objets légaux de la copropriété.
- usage restreintrestricted use
- Usage d’une partie commune réservé à certains copropriétaires sans modification de sa propriété commune.
- valeur relativerelative value
- Valeur attribuée à une fraction selon les critères légaux, qui intervient dans les quotes-parts, les charges et les voix.
Références et lectures complémentaires
- Code civil du Québec,
- Loi sur l’application de la réforme du Code civil, art. 53.
- Loi modificatrice de 2019, chapitre 28, art. 151, 153 et 156.
- Règlement établissant diverses règles en matière de copropriété divise, CCQ, r. 8.01, art. 1–10 et 14.
- Loi sur le Tribunal administratif du logement et indications du Tribunal sur la conversion.
- Mesures gouvernementales concernant les copropriétés, notamment les renseignements de mise en œuvre.
- Syndicat Northcrest c. Amselem, 2004 CSC 47.
- JurisClasseur Québec, collection Droit civil, Biens et publicité des droits, , Copropriété divise, source fournie, paragraphes 1–136.