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Hypothèque légale de la construction : créances, délais et rang

  • Leçon 7 sur 11
  • Essentiel
  • Super-priorité de la construction. Intervenants protégés, dénonciation et ses exceptions, délais de conservation de 30 jours et six mois, et plus-value.
  • 18 min
  • Vérifié le

Par James R. GosnellMatériel pédagogique, et non un avis juridique.

Points clés

Les participants admissibles à la construction bénéficient d'une hypothèque légale sur l'immeuble amélioré, dans les limites de la plus-value. La dénonciation requise et les formalités accomplies dans les délais légaux déterminent les créances qui conservent cette protection.

Aperçu

Un sous-entrepreneur impayé peut détenir des droits sur l'immeuble du propriétaire même si celui-ci doit le prix à l'entrepreneur général et n'a jamais promis de payer personnellement le sous-entrepreneur. L' procure cette garantie lorsque les conditions légales sont réunies. Elle peut initialement exister sans apparaître au , ce qui expose les acquéreurs et les prêteurs qui examinent un immeuble récemment amélioré.

L'analyse distingue le bénéficiaire, les travaux, l'intervention du propriétaire, le montant protégé et la conservation. Une facture valide ne répond pas à toutes ces questions. La créance peut subsister contre le débiteur contractuel après l'extinction de l'hypothèque; inversement, l'existence d'une hypothèque ne prouve pas que tous les montants facturés sont dus. La sûreté demeure l'accessoire d'une obligation valide suivant l'

Cette leçon porte sur la garantie et le paiement. Le cours sur les obligations traite du contrat de construction, de la réception et des garanties, notamment des malfaçons et de la relation contractuelle. Les règles de publicité et de rang expliquent le concours des droits. Le régime de la construction ajoute des bénéficiaires déterminés, une limite liée à la et deux délais calculés depuis la .

Objectifs d'apprentissage

  • Déterminer si la qualité du participant, sa contribution et la demande du propriétaire permettent une hypothèque légale de la construction.
  • Calculer la créance protégée et distinguer la , l'inscription conservatoire et le .
  • Établir la fin des travaux, conserver la sûreté à temps et apprécier le rang, la et la substitution.

Établir la créance protégée

Les bénéficiaires et le travail réellement accompli

L' énumère six bénéficiaires : l'architecte, l'ingénieur, le fournisseur de matériaux, l', l'entrepreneur et le sous-entrepreneur. Cette liste est limitative. La participation à un projet coûteux ou à sa rentabilité ne suffit pas. Il faut qualifier les services effectivement rendus avant de s'appuyer sur le nom d'une entreprise ou l'étiquette retenue dans le contrat.

La contribution intellectuelle de l'architecte ou de l'ingénieur doit servir à la construction ou à la rénovation et participer à l'amélioration. Des plans inutilisés ne bénéficient pas d'une sûreté simplement parce qu'ils étaient destinés à un projet envisagé. Le fournisseur peut être protégé sans installer lui-même ses matériaux, mais leur lien avec l'immeuble doit être démontré. Les matériaux incorporés ou consommés dans le processus de construction admissible se distinguent de l'équipement temporairement loué, dont le locateur conserve la propriété.

Le fournisseur d'un entrepreneur ou d'un sous-entrepreneur peut appartenir à la catégorie protégée. Le fournisseur d'un autre fournisseur en est exclu selon la doctrine recensée. De même, la simple surveillance de projet, la consultation ou la location d'équipement ne deviennent pas automatiquement des activités d'entrepreneur parce qu'une convention attribue de larges responsabilités. Une prestation mixte se qualifie selon son rôle réel et dominant. Ces limites empêchent d'étendre l'exception légale à tous les créanciers de la chaîne d'approvisionnement. [Source : , PDF assemblé, p. 414–422.]

L'ouvrier bénéficie d'une dispense particulière de dénonciation écrite de son contrat au propriétaire suivant l' Tout individu qui travaille manuellement n'est pas nécessairement un ouvrier au sens de cette protection. Le sous-entrepreneur indépendant ne peut invoquer la dispense parce qu'il travaille seul. Il faut examiner la relation, l'engagement assumé et son statut réel. La dispense ne supprime pas non plus les formalités ultérieures de conservation de l'hypothèque.

Construction, rénovation et licence

La construction et la rénovation supposent un véritable projet immobilier. Une réfection structurale majeure peut être admissible; l'entretien ordinaire, le déneigement et les réparations mineures ne le sont généralement pas. La préparation du terrain, la démolition et l'aménagement paysager exigent une analyse de leur intégration à un projet déterminé de construction ou de rénovation. Le fait d'améliorer les perspectives de vente ne permet pas, à lui seul, d'élargir les catégories légales.

Le réclamant doit aussi respecter les exigences professionnelles ou les conditions de licence applicables. L'art. 50 de la Loi sur le bâtiment permet au propriétaire de demander la radiation d'une hypothèque légale inscrite à la réquisition d'un entrepreneur dépourvu de la licence appropriée. Il prévoit une exception expresse lorsque le demandeur connaissait cette absence. Consigner la catégorie de licence et les dates pertinentes évite de supposer qu'une licence obtenue après l'exécution régularise automatiquement la situation antérieure. La créance personnelle et le bénéfice de l'hypothèque restent deux questions distinctes. [Source : fascicule 13, par. 4–6 et 32–34; Loi sur le bâtiment, art. 50.]

Rattacher les travaux à l'immeuble du propriétaire

La demande du propriétaire et le pouvoir de représentation

L' exige des travaux demandés par le propriétaire. Celui-ci n'a pas à consentir une hypothèque : la loi la fait naître. Toutefois, savoir qu'une personne améliore les lieux ne signifie pas nécessairement avoir demandé ces améliorations. Cette distinction protège le propriétaire contre une sûreté découlant uniquement des engagements pris par un occupant sans pouvoir de représentation.

Un mandataire peut demander des travaux pour le propriétaire dans les limites du . L'autorité, les communications et la conduite réelle du projet deviennent donc pertinentes. La commande du locataire engage normalement sa responsabilité contractuelle. Elle ne grève pas, par elle-même, le droit de propriété du locateur. Un mandat donné par celui-ci ou un véritable contrat de construction intégré au bail peut modifier l'analyse. Des actionnaires communs au propriétaire et au locataire ne dispensent pas de déterminer qui a contracté et en quelle qualité.

La dénonciation au propriétaire ne corrige pas l'absence distincte d'une demande de travaux provenant de lui. Si le locataire a commandé des travaux pour sa seule entreprise, transmettre une dénonciation au propriétaire ne transforme pas automatiquement ce locataire en représentant du propriétaire. La source examine des exceptions liées à la participation active du propriétaire, au mandat apparent et à une confusion créée sur l'identité du propriétaire. Ces situations se prouvent; elles ne se présument pas. [Source : et 49–54, PDF assemblé, p. 408–409 et 423–424.]

Un détenu par une autre personne que le propriétaire du terrain peut aussi déterminer l'intérêt touché. La propriété distincte d'un bâtiment et du terrain sous-jacent exige, par exemple, d'identifier le droit du propriétaire concerné. L'inscription ne doit pas grever indistinctement les droits d'autrui. Une promesse d'achat, l'occupation des lieux et la propriété correspondent à des situations juridiques différentes.

Identifier le bien grevé

L'hypothèque de la construction ne vise que l'immeuble auquel se rattachent les travaux admissibles. Elle n'accorde pas une garantie générale sur tous les biens de la personne qui doit la facture. L' interdit d'hypothéquer les biens insaisissables. Lorsqu'un organisme public est propriétaire, il faut examiner son statut, la destination juridique du bien et les exceptions légales applicables avant de procéder à l'inscription.

L' aide à identifier le projet pertinent lorsque plusieurs lots cadastraux sont concernés. Plusieurs lots peuvent former une entreprise intégrée; plusieurs maisons destinées à des ventes indépendantes peuvent constituer des unités distinctes même si un seul entrepreneur les construit. La propriété commune, l'interdépendance physique, les contrats, l'individualisation des prix et l'organisation du chantier fournissent des indices. Une facture unique ou un promoteur commun ne transforme pas automatiquement tout le développement en une seule unité.

Il faut répartir les créances entre les immeubles distincts lorsque les faits l'exigent. La copropriété divise demande aussi de déterminer les fractions touchées et les montants qui leur sont attribuables. Un créancier ne peut choisir quelques fractions pour leur faire supporter la totalité des travaux communs. Les changements de désignation cadastrale et la publication d'une déclaration de copropriété imposent un examen de la chronologie. [Source : , PDF assemblé, p. 409–414.]

La dénonciation écrite du sous-contrat

Contenu, destinataire et moment

La dénonciation du contrat protège le propriétaire qui n'a aucun lien contractuel direct avec le réclamant. Sous réserve de la dispense de l'ouvrier, l' limite la protection aux travaux, matériaux et services fournis après la dénonciation écrite au propriétaire. La frontière concerne l'exécution postérieure à la dénonciation, plutôt que la seule émission ultérieure des factures.

Il faut identifier le réclamant, son cocontractant, l'immeuble, la nature et l'étendue de l'engagement, ainsi que le prix ou une estimation utile. Le propriétaire doit recevoir assez d'information pour comprendre la réclamation possible contre son immeuble et organiser les paiements. Une lettre qui mentionne seulement un fournisseur indéterminé dans un vaste chantier peut ne pas remplir cette fonction. Conserver la dénonciation et une preuve fiable de sa réception permet d'établir exactement ce qui a été communiqué.

Adresser la dénonciation au véritable propriétaire ou au représentant habilité à la recevoir est nécessaire. Un envoi à l'entrepreneur général seul ne remplit pas cet objectif. En présence de plusieurs propriétaires, déterminer les destinataires nécessaires pour les droits concernés. Lorsqu'une société affiliée prépare le document, vérifier qu'il identifie le contrat du véritable réclamant et le communique pour son compte.

La source reconnaît des situations exceptionnelles de renonciation claire, de participation active ou de confusion créée par le propriétaire. La simple connaissance de la présence des sous-entrepreneurs demeure insuffisante. La méthode pratique consiste à dénoncer par écrit avant l'exécution et à actualiser l'information lorsque la portée change sensiblement, sans supposer que toute modification accessoire exige une nouvelle dénonciation complète. [Source : , PDF assemblé, p. 418–421.]

Application : une dénonciation tardive et le paiement du propriétaire

Scénario factuel

Les faits suivants sont hypothétiques. Un sous-entrepreneur titulaire de la licence appropriée convient avec l'entrepreneur général de fournir et d'installer un système de ventilation admissible pour 60 000 $. Il exécute 15 000 $ de travaux avant la réception d'une dénonciation adéquate par le propriétaire, puis les 45 000 $ restants. Supposons que tous les travaux ont été demandés dans le cadre du contrat général du propriétaire, que les sommes restent dues et que la plus-value nécessaire est établie.

La plus-value et le rang

Évaluer l'amélioration et ventiler la facture

La plus-value limite la sûreté suivant l' Il s'agit de l'amélioration économique attribuable au projet admissible, évaluée à la fin des travaux. La comparaison oppose l'immeuble amélioré à la valeur qu'il aurait eue, à cette même date, sans l'amélioration. Une variation du marché immobilier étrangère aux travaux ne doit pas être attribuée à l'entrepreneur.

La source explique une présomption simple selon laquelle la plus-value correspond au coût des travaux. La facture constitue donc une preuve pertinente, mais elle ne tranche pas une contestation étayée de l'évaluation. La plus-value se mesure pour l'ensemble du projet; chaque sous-entrepreneur n'a pas à isoler sa propre portion indépendante d'appréciation marchande. Une expertise peut être nécessaire lorsque le coût, la valeur marchande et les améliorations utilisables diffèrent sensiblement.

Il faut calculer séparément la dette personnelle, la créance admissible à la garantie et la plus-value. Les taxes et les coûts véritablement accessoires aux travaux peuvent entrer dans la créance. Les dommages pour profits perdus, retards ou perte de productivité ne deviennent pas automatiquement des coûts de construction garantis. L' régit les intérêts et les frais légitimement engagés et exclut les honoraires pour services professionnels qu'il vise. Les encadrent le rang des intérêts; l'avantage de la construction ne dispense pas de ces règles de publicité. [Source : et 87–97, PDF assemblé, p. 406–408 et 453–458.]

L' place les hypothèques légales de la construction avant les autres hypothèques publiées pour la plus-value. Entre créanciers de la construction, le partage se fait proportionnellement à chaque créance protégée. La publication plus tardive de l'un ne le place donc pas, pour ce seul motif, derrière un autre participant. Cette règle ne signifie pas que toutes les factures seront intégralement payées avant toutes les autres créances, y compris les priorités.

Application : partager un produit de vente insuffisant

Scénario factuel

Les faits suivants sont hypothétiques. Supposons que l'immeuble achevé vaut 1 000 000 $, dont 200 000 $ de plus-value attribuable au projet. Supposons également que 600 000 $ peuvent être répartis entre hypothèques de construction et hypothèques conventionnelles, après les priorités et frais pertinents. Deux créances admissibles sont de 90 000 $ et de 60 000 $. Toutes les créances sont valides, conservées et calculées selon la même méthode.

La fin des travaux déclenche les deux délais

Achèvement, corrections et projets distincts

La fin des travaux constitue un événement factuel concernant le projet. Elle est normalement commune à ses participants : le départ de l'électricien ne déclenche pas nécessairement son propre délai si d'autres travaux initiaux se poursuivent. L' rattache la fin des travaux à l'ouvrage exécuté et en état de servir à l'usage prévu. Il faut néanmoins examiner distinctement la réception contractuelle et la chronologie des sûretés.

Les plans, devis, travaux prévus, travaux restants et possibilités réelles d'utilisation permettent l'analyse. L'occupation est un indice, sans constituer une date juridique décisive. La dernière facture, le dernier paiement et le certificat de réception ne règlent pas automatiquement la question. Un travail défectueux peut être exécuté. Les corrections, essais et réglages ultérieurs ne relancent généralement pas le délai du projet. Inversement, de véritables travaux initiaux inachevés ne peuvent être écartés uniquement parce qu'ils semblent peu coûteux.

Des phases indépendantes peuvent comporter des fins de travaux distinctes lorsque les faits établissent des ouvrages séparés. Une amélioration ultérieure étrangère au projet initial ne fait pas renaître une sûreté éteinte. La chronologie doit être construite à partir des preuves du chantier avant de calculer les délais. [Source : , PDF assemblé, p. 431–433.]

Suspension et abandon

Une suspension temporaire avec reprise prévisible se distingue de l'. L'abandon associe l'arrêt à des circonstances démontrant que le projet ne reprendra pas. Une interruption hivernale, une difficulté financière, le remplacement de l'entrepreneur ou une faillite ne fixent pas automatiquement cette date.

Lorsque l'interruption se prolonge, il faut vérifier les intentions du propriétaire et ses actes objectifs. La source rattache les délais d'abandon à la connaissance du créancier ou à sa possibilité d'apprendre l'arrêt définitif. Documenter les communications et le moment où la reprise cesse d'être prévisible est nécessaire. Attendre indéfiniment une déclaration expresse peut compromettre la sûreté. L'insolvabilité exige aussi une analyse distincte de l'opposabilité et des procédures; les seules règles ordinaires de conservation ne résolvent pas toutes les questions de faillite. [Source : , PDF assemblé, p. 433–436.]

Conserver la sûreté et choisir un recours

Trente jours et six mois remplissent des fonctions différentes

Selon l', l'hypothèque non publiée subsiste pendant les 30 jours suivant la fin des travaux. Sa conservation exige l'inscription de l'avis avant l'expiration de cette période. L'avis désigne l'immeuble, indique le montant de la créance et doit être signifié au propriétaire. L'inscription peut précéder la fin des travaux. Elle conserve une sûreté légale déjà existante.

Le délai d'inscription est de rigueur. La signification est également obligatoire, mais la source distingue son absence complète d'une signification tardive causant un préjudice; le texte n'impose pas de délai distinct de rigueur pour signifier. Il faut organiser la signification rapidement, de préférence dans la même période, et vérifier son accomplissement. Une ancienne dénonciation du sous-contrat ne remplace pas la signification de l'avis d'hypothèque inscrit.

Le second délai est de six mois depuis la fin des travaux, et non depuis l'inscription ni après les premiers 30 jours. Avant son expiration, le créancier doit publier une action contre le propriétaire ou inscrire un préavis d'exercice d'un droit hypothécaire. Intenter une action sans effectuer la publication requise ne remplit pas cette formalité de conservation. Une lettre de rappel ou la poursuite des négociations ne la remplace pas davantage. [Source : , PDF assemblé, p. 428–431.]

L' actuel permet séparément la radiation lorsqu'aucune action admissible n'a été intentée et publiée ni aucun préavis publié dans les six mois suivant la dernière éventualité entre l'inscription et la fin des travaux. La réquisition de radiation doit être signifiée aux créanciers au moins 10 jours avant sa présentation à l'Officier de la publicité foncière. Cette voie administrative ne remplace pas la règle d'extinction de l' La survie substantielle du droit doit demeurer distincte de la suppression de son inscription.

Application : une créance non encore exigible

Scénario factuel

Les faits suivants sont hypothétiques. Supposons une fin des travaux établie, un avis conservatoire inscrit et signifié à temps, mais un terme de paiement fixé huit mois après l'achèvement.

Substitution et radiation

L' permet au tribunal, à la demande du propriétaire, de déterminer le bien grevé, de réduire le nombre de biens ou d'autoriser une autre sûreté suffisante. La peut libérer l'immeuble nécessaire à une vente ou à un refinancement tout en maintenant une protection équivalente du paiement.

La suffisance concerne le montant et l'efficacité de la garantie. Comparer sa disponibilité, son rang, sa durée et ses conditions de paiement permet d'apprécier l'offre. Il faut justifier une provision pour les accessoires garantis et la durée probable du litige. Si plusieurs créanciers détiennent des créances distinctes, un dépôt couvrant seulement la facture la plus élevée ne les protège pas tous. Une promesse révocable ou des fonds que le propriétaire peut retirer librement ne procurent pas une sécurité équivalente.

La substitution effectivement réalisée modifie la garantie applicable et peut supprimer les formalités de conservation propres à l'hypothèque de construction. Une offre ou une demande pendante ne produit pas ce résultat. Il faut lire le jugement ou l'accord régissant la sûreté substituée, préserver la créance et constater la radiation de l'ancienne inscription. La substitution ne reconnaît pas la validité de la dette contestée. La radiation peut aussi être demandée pour absence de droit, paiement, expiration ou autre vice établi. [Source : , PDF assemblé, p. 425–428.]

Liste de vérification pratique

  • Identifier les cocontractants, le propriétaire et les représentants autorisés aux dates pertinentes.
  • Qualifier le bénéficiaire dans la liste légale et vérifier la licence applicable.
  • Rattacher la contribution à des travaux admissibles sur un immeuble saisissable.
  • Prouver la demande du propriétaire indépendamment de la dénonciation du sous-contrat.
  • Conserver la dénonciation, sa portée, sa réception et la ventilation de l'exécution avant et après réception.
  • Séparer la dette personnelle, les éléments garantis et la plus-value économique.
  • Établir l'unité d'exploitation et les droits cadastraux; répartir correctement les projets distincts.
  • Documenter la fin ou l'abandon et calculer les délais de 30 jours et de six mois depuis cet événement.
  • Vérifier l'inscription, la signification et la publication ultérieure de l'action ou du préavis.
  • Suivre séparément la prescription, les droits concurrents et toute substitution effective.

Vérifiez vos acquis

Deux courts exercices avant de poursuivre : raisonnez à partir des exemples d’application de la leçon, puis rappelez-vous ses notions clés de mémoire.

Appliquer les règles

Chaque exemple présente d’abord les faits et garde son analyse fermée. Déterminez l’issue, puis ouvrez l’analyse pour comparer.

  1. 1Application : une dénonciation tardive et le paiement du propriétaire
  2. 2Application : partager un produit de vente insuffisant
  3. 3Application : une créance non encore exigible

Rappel actif

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hypothèque légale de la construction

construction legal hypothec

Comment définiriez-vous cette notion? Quelles conditions ou limites faut-il retenir?

Glossaire

abandon des travauxabandonment of work
Cessation définitive du projet lorsque sa reprise cesse d'être prévisible. Une interruption temporaire ne suffit pas.
dénonciation du contratwritten notice of the contract
Communication écrite au propriétaire du contrat conclu avec une autre personne. Elle protège généralement l'exécution admissible postérieure à sa réception et ne remplace pas l'inscription.
droit réelreal right
Droit portant directement sur un bien, notamment la propriété. L'occupation ou une promesse d'achat non réalisée ne prouve pas, à elle seule, la propriété.
fin des travauxend of work
Achèvement juridiquement pertinent du projet ou abandon définitif. Elle concerne normalement l'ensemble du projet plutôt que le départ de chaque corps de métier.
hypothèque légale de la constructionconstruction legal hypothec
Sûreté légale protégeant certains participants à la construction ou à la rénovation. Elle vise l'immeuble concerné et dépend de travaux admissibles et de sa conservation.
mandatmandate
Pouvoir de représenter une personne dans un acte juridique. Son étendue doit couvrir les actes invoqués pour rattacher les travaux au propriétaire.
ouvrierworkman
Personne physique dont la relation de travail réelle correspond à la protection légale. Le sous-entrepreneur indépendant ne bénéficie pas de la dispense de dénonciation parce qu'il travaille seul.
plus-valueincrease in value
Valeur économique ajoutée à l'immeuble par les travaux admissibles, évaluée à la fin des travaux. Elle ne correspond pas nécessairement au total facturé.
préavis d'exerciceprior notice of exercise
Avis formel indiquant le recours hypothécaire envisagé. Il possède ses propres conditions de signification et de publication et n'interrompt pas, à lui seul, la prescription de la dette.
radiationcancellation
Suppression d'une inscription au registre pour un motif établi. Elle se distingue de l'extinction de la dette garantie.
registre foncierLand Register
Registre servant à publier les droits immobiliers. Son silence n'exclut pas une hypothèque de construction non publiée encore dans sa période légale.
retenue sur le prixretention of the price
Conservation d'une partie du prix contractuel, aux conditions applicables, pour couvrir des créances de construction protégées. Elle se distingue d'un refus arbitraire de payer.
substitution de sûretésubstitution of security
Remplacement de l'hypothèque légale par une garantie suffisante selon une entente ou une ordonnance effective. Une demande pendante ne libère pas, à elle seule, l'immeuble.
unité d'exploitationunit of operation
Ensemble immobilier cohérent permettant d'identifier le bien touché par le projet. Il ne correspond pas nécessairement à un seul lot cadastral.

Références et lectures complémentaires

Droit civil québécoisLeçon 7 sur 11